Premières armes - La guerre d'Espagne

Premières armes - La guerre d'Espagne
La luftwaffe prit en compte son premier Bf 109B de série en février 1937, mais trois des dix machines de présérie avaient étaient engagées en action auparavant. Hitler avait en effet dépêché en Espagne d'importants éléments militaires chargés de soutenir le général Franco dans son combat contre les Républicains espagnols. Le quatrième prototype du Bf 109, le V-4, fut démonté, mis en caisse et transporté en Espagne, ou il fut rejoint par le V-5 et le V-6, en janvier 1937. Les premiers Bf 109B-1 rejoignirent la légion Condor en avril et s'y révélèrent d'une redoutable efficacité. La luftwaffe et le haut commandement de l'armée allemande étaient enchantés de la qualité du Bf 109. Dans tous les combats, l'appareil s'était révélé supérieur aux chasseurs que lui opposaient les Republicains.
A cette époque, le Jumo 210 qui équipait l'avion développait 720ch grâce à son compresseur à deux étages et à son alimentation en carburant à 87 % d'octanes. Il disposait d'un viseur à réflexion et était armé de trois mitrailleuse MG 17 de 7.9 mm montées dans le nez: deux dans le capot du moteur et une dans le moyeu de l'hélice. Cette dernière arme, qui avait une certaine propension à la surchauffe, ne fut pas conservée sur le Bf 109B-1 de série.
En dépit de ses qualités, le Jumo 210 était parvenu à la fin de sa carrière opérationnelle, et il fut remplacé par le Daimler-Benz DB 600A, dont la production en série venait d'être lancée.
Au cours de l'année 1938, des Bf 109C dotés de Jumo et des Vf 109D propulsés par des Daimler-Benz furent livrés en grande quantités à la Luftwaffe. Le Bf 109D, également désigné Dora, n'était qu'un appareil de transition, mais, s'il ne disposait d'aucun blindage pour le pilote, il n'en était pas moins pourvu d'un canon MG FF de 20 mm tirant à travers le noyeu de l'hélice et de deux mitrailleuses. La même année, le DB 600A fut remplacé par le DB 601A à injection, qui développait 1175 ch. Monté sur un cellule de Bf 109, il donna naissance à la version appelée Emil.
# Posté le lundi 01 janvier 2007 10:04

Problèmes de canon

Problèmes de canon
Les incursions de la Luftwaffe au-dessus du territoire britannique furent relativement rares jusqu'au début de la bataille d'Angleterre, en juillet 1940. Aussi, les responsables de la Royal Air Force ne se rendirent-ils pas compte rapidement qu'il convenait de modifier l'armement du Spitfire.
De nombreux bombardiers allemands rentraient à leur base avec plus de deux cents impact de balles. C'était donc moins la précision de nos pilotes qui était à mettre en cause que la masse de métal qu'il fallait dépenser pour abattre un appareil ennemi. Les canons du Bf 109, placés dans l'axe du fuselage, étaient plus efficaces que les huit mitrailleuses de nos Spitfire, installés dans les ailes.

Les munitions qui alimentaient les mitrailleuses du Spitifre entraient pour une bonne part dans la masse de l'appareil.
Quand elles étaient tirées, la répartitions des masses à bord n'était plus la même.
Les techniciens britanniques tentèrent de mettre en place des canons dans les ailes du spitfire, mais tous leurs efforts restèrent vains.
La seule solution consistait à concevoir une autre voilure.

Les mitrailleuses de 7.7 mm d'origine avait une fâcheuse tendance à s'enrayer, essentiellement en raison de phénomènes de givrage. Il fallut les réchauffer en utilisant des canalisations reliées au moteur et au radiateur. Ce phénomène ne disparut pas pour autant, et les techniciens se rendirent compte qu'ils étaient également dus au flexion des ailes sous fort facteur de charge négatif.
En janvier 1940, un Spitfire armé de canon fut tester pour la première fois au combat entre les mains du Pilot Officer Proudman. Attaquant un He 111, le pilote britannique parvint à le toucher, mais le canon de droite ne tira qu'un seul obus avant de s'enrayer, et celui de gauche ne fit pas mieux. Le bombardier allemend fut donc achevé par des chasseurs équipés de mitrailleuses.
Le Squadron 19 reçut des Spitfire dotés de canon en juillet 1940, mais le problème d'enrayage n'en furent pas pour autant résolus.
# Posté le lundi 01 janvier 2007 10:24

En pleine bataille

Les avions de cette unité furent engagés dans la bataille d'Angleterre qui commençait. Le 16 août de la même année, seuls les canons d'un des spet avions mis en ligne ce jour-là par le Squardron 19 fonctionnèrent correctement. Le 31, cette proportion s'établit à trois sur six. Le commandant de cette formation se plaignit en termes amers auprès de Dowding et lui demanda d'echanger ses appareils contre des Spitfire armés de mitrailleuses Browning.

Les canons s'enrayent dans 75% des cas, et il vaut mieux disposer de huit mitrailleuses légères que de deux canons qui ne fonctionnent pas. Les avions de remplacement que je réclame viennent d'une unité d'entrainement, et ils sont moins rapides que des chasseurs de première ligne. L'essentiel est que leur armement ne fasse pas défaut.
Les premiers Spitfire Mk II quittèrent les lignes d'assemblage de Castle Bromwich en juin 1940.
Les appareils de cette version ne différenciaient du Mk I que par leur moteur Merlin XII, plus puissant, doté d'un démarreur Coffman et d'un système de refroidissement eau-glycol pressurisé.
A cette époque, les Spitfire Mk I avaient reçu une nouvelle verrière largable un peu plus bombée sur les côtés, verrière montée en série sur le Mk II.

Cette verrière offrait un champ visuel plus important, et elle comportait un dispositif d'éjection plus fiable, alors que la verrière initiale était beaucoup plus étroite et ne permettait pas de regarder vers l'arrière. Il n'était pas possible de l'ouvrir au-dessus de 270km/h.
La nouvelle version bénéficiait également d'un blindage plus lourd.

La mise en place d'une plaque de blindage en arrière de la tête du pilote fut un véritable révolution. La plupart des pilotes tués l'avaient en effet été par derrière, presque jamais par les cotés.

Mais la modification la plus importante se rapportait à l'adoption d'une hélice tripale à vitesse constante, sur laquelle le pas changeait automatiquement. Les avions furent mis à ces standards dans les unités mêmes par des équipes envoyées sur place par la firme De Havilland.

C'était une formidable innovation parce que la pas de l'hélice s'adapait de façon automatique à toutes les situations. Ce systme se révéla d'une remarquable fiabilité au combat.
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# Posté le vendredi 23 février 2007 17:15

En pleine bataille

Le Spitfire Mk II était capable de monter à 6 000m, altitude où commençaient les combats, en sept minutes. Mais cette performance était insuffisante. Le Messerschmitt Bf 109f, entré en service opérationnel au printemps de 1941, bénéficiait en effet d'un surcroît de vitesse de 40 km/h et parvenait à 6 000m une minute plus tôt que le Spitfire Mk II. Au niveau de la merde, le chasseur allemand était plus rapide de 70 km/h. Cette infériorité était trop flagrante pour être entièrement compensée par la manoeuvrabilité qu'affichait le Spitfire Mk II. Il était temps pour la Royal Air Force de réviser ses conceptions de manière fondamentale si elle souhaitait acquérir la maîtrise de l'air et reprendre l'initiative stratégique à la luftwaffe.
Au fur et à mesure qye se déroulait la bataille d'Angleterre, il apparut que les capacités des première versions du Spitfire étaient comparable à celles du Bf 109. Puis la balance pencha en faveur des Britannique, qui avaient adopté de meilleurs tactiques, disposaient d'une couverture radar efficace et avaient l'avantage de se battre au-dessus de leur territoire. La Luftwaffe perdit provisoirement l'avantage, mais elle le regagna en mettant en service le Bf 109f, qui surclassait totalement les versions initiales du Spitfire.
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# Posté le vendredi 23 février 2007 17:35

En pleine bataille

Mais si les pilotes de chasse méritaient la gratitude de peuple britannique, il aurait dû en être de même des ouvriers faisant partie de l'industrie aéronautique nationale, lesquels, de jour comme de nuit, avaient produit les moyens grâce auxquels les aviateurs de la RAF s'étaient trouvés en mesure de résister au déferlement de la Luftwaffe : les Supermarines Spitfire et les moteurs Merlin qui les équipaient.
Au cours de la bataille d'Angleterre, le Fighter Command avait accusé la perte de 1 172 avions, dont 402 Spitfire, tandique que la Luftwaffe déplorait la destruction de plus de 2 000 appareils, parmi lesquels 610 Bf 109. Pendant la même période, Supermarine livra 808 Spitfire à la Royal Air Force, dont certains étaient des avions endommagés remis en état. Le commandant Adolf Galland, l'un des protagonistes de cette bataille capitale, devait souligner :

La RAF combattait au-dessus de son propre territoire, et les pilotes britanniques qui parvenaient à se parachuter reprenaient immédiatement du service. Par contre, ceux des nôtres qui se trouvaient le même cas étaient capturés. Les avions britanniques endommagés pouvaient parfois reganger leur base et être reparés. Je ne peux qu'exprimer la très grande admiration que je ressens pour les pilotes de chasse britanniques, qui combattirent avec courage et ténacité. Ils sauvèrent sans conteste leur pays d'une défaite presque certaine.


La suite à la page 22 !
# Posté le vendredi 23 février 2007 17:51
Modifié le dimanche 09 décembre 2007 09:55